Le mécénat financier largement plébiscité par les entreprises mécènes

La pratique du mécénat en France

En 2018, Admical, via son Baromètre du mécénat d’entreprise chiffrait à 9 % le nombre d’entreprises mécènes en France, un chiffre qui tombe à 1.1% dans les territoires d’outre-mer, 2,2% en Bourgogne, …  quand il atteint 18,7% en Île-de-France, 12,8% en Rhône-Alpes ou encore 9,7% dans les Pays-de-Loire. Nous aurons cet hiver des chiffres actualisés sur la pratique du mécénat d’entreprises (baromètre 2020 – ADMICAL). Je m’inscris à la présentation ici.

Il sera intéressant de se pencher sur l’évolution des choix en matière de mécénat, entre le mécénat financier, le mécénat en nature et le mécénat en compétence, et l’impact de la crise actuelle sur les choix opérés par les entreprises mécènes. Il est cependant fort à parier que le mécénat financier reste encore le type de mécénat le plus utilisé par les entreprises aujourd’hui en France. Il concernait en 2018, toujours d’après Admical, 92% des entreprises mécènes pour 84 % du budget total du mécénat français.

Le mécénat financier en pratique

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Le mécénat financier consiste très simplement, pour une entreprise, en un apport d’un montant en numéraire au profit d’un projet d’intérêt général, porté par une association ou une institution. Toute entreprise peut faire du mécénat financier : contrairement aux idées reçues, plus de 96 % des entreprises mécènes sont des TPE-PME.

Pour une association, le mécénat financier vient diversifier ses ressources, aux côtés de subventions publiques et/ou de ressources propres (billetterie, ventes diverses, …) ou encore des dons de particuliers et des adhésions des bénévoles. Ce soutien peut être ou non directement fléché sur un projet en particulier ou contribuer au fonctionnement général de l’association.

Les contreparties liées au mécénat financier

Le législateur mentionne explicitement une « disproportion marquée » entre le don consenti par l’entreprise et les contreparties proposées par l’association. Il est communément admis que la valorisation de ces dernières ne doit pas dépasser 25% du montant du don. Au titre de contreparties, l’association pourra proposer la possibilité de rencontrer les bénéficiaires, ou encore d’avoir des moments privilégiés, qu’ils soient occasion de relations publiques pour l’entreprise ou non, mais aussi des produits ou services qu’elle pourra mettre à disposition gracieusement. En termes de visibilité du soutien sur tout ou partie de ses supports de communication, celle-ci peut être modérée, comme le suggère la Charte pour le mécénat du Ministère de la Culture, à hauteur de 10% du montant du don.

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Depuis 2020, les entreprises ont pour obligation de déclarer la valorisation des contreparties reçues (ici) et nous ne saurions trop vous conseiller de le faire systématiquement pour assurer un suivi rigoureux pour ne pas dépasser la limite des 25%.

La fiscalité du mécénat

Tout mécénat d’entreprise ouvre droit en France à une réduction d’impôt (sur l’IS) égale à 60 % du montant du don, pris dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaire de l’entreprise. A noter qu’une franchise de 20 000€ de don est accordée à toute entreprise avant de prendre en compte le plafond des 0,5% du CA (PLF 2020), et ce, pour inciter les PME et TPE à s’engager durablement dans le mécénat.

Aujourd’hui, Esprit Mécénat vous propose un accompagnement sur-mesure pour mettre en place votre politique de mécénat. En savoir plus sur l’offre ou prendre contact avec Esprit Mécénat (nous contacter).

Découvrir les autres formes de mécénat : le mécénat de compétences, le mécénat en nature.